Après deux ans en Angleterre au Everyman Theater à Cheltenham, Victor Gauthier-Martin, de retour France, suit les ateliers du soir au Théâtre National de Chaillot puis intègre l'ERAC (Ecole Régionale d'Acteurs de Cannes). Il y met en scène avec sa promotion « Les amis font le philosophe » de Jacob Lenz.
Un an plus tard, en 1994, il est reçu au CNSAD (Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique) où il monte « Ambulance » de Grégory Motton en salle Jouvet au Conservatoire et au Théâtre des Ateliers à Aix-en-Provence, puis "La cuisine" d'Arnold Wesker au Théâtre du Conservatoire et au Théâtre du Soleil, invité par Ariane Mnouchkine.
Il repart ensuite un an en Angleterre à LAMDA (London Academy of Music and Dramatic Art) avec une bourse Lavoisière. A son retour, il présente « Ailleurs tout
près » de Françoise Mesnier dans le cadre du Jeune Théâtre National et travaille en collaboration avec la compagnie du Vis-à-Vis pour monter « Les petites
choses » et « Un baiser dans la tête » de Sonia Willi au Théâtre Universitaire de Nantes.
Entre 2000 et 2002, dans le cadre de l'Unité Nomade de Formation à la Mise en Scène, il travaille avec Manfred Karge à Berlin et Krystian Lupa à Cracovie. En parallèle, il est
comédien dans les spectacles de Sébastien Bournac, Jean-François Peyret, Benoît Bradel, Pascal Rambert, Alain Françon et Jean Liermier.
Depuis 2003, Victor Gauthier-Martin développe tous ses projets de mise en scène au sein de microsystème avec la collaboration de Juliette Roels en tant que chargée de
production. La compagnie est associée à la Comédie de Reims de 2004 à 2007 et en résidence au Forum de Blanc-Mesnil depuis le 1ier janvier 2008.
Il choisit les textes quʼil monte, issus du répertoire ou contemporains, pour la manière dont ceux-ci résonnent avec la société. Depuis sa création, microsystème a produit et
co-produit :
Parallèlement à son activité de création, microsystème développe un important travail de transmission auprès de jeunes professionnels et de sensibilisation auprès dʼamateurs à travers des ateliers pensés comme des projets de création tels quʼAutonomies en chantier, Si J'avais un marteau ... Ces activités renvoient à deux notions particulièrement importantes : l'ancrage sur un territoire et le développement dʼun projet artistique sur le long terme.
Que ce soit au travers dʼoeuvres littéraires, de textes dramatiques, dʼextraits de presse, ou encore dʼinterviews, « Que comprend t-on du monde dʼaujourdʼhui ? » est la question qui traverse de façon récurrente le travail de microsystème.