Je suis né sous la pluie, à Brest, en 74, et puis j’ai obtenu un DEA de philosophie et après quelques boulots pas toujours reluisants j’ai choisi le théâtre, non comme on
choisit un genre parmi d’autres, mais parce que je pense (comme Handke bien avant moi) qu’il s’y joue le destin même de la littérature : par sa liberté aujourd’hui
revendiquée au-delà de tous les autres genres, par son indépendance vis-à-vis des formes, de l’écrit et du livre, par sa proximité toujours avec la parole, le présent, le
virtuel et le vivant. J’écris le plus souvent sur commande et notamment depuis cinq ans pour le metteur en scène David Bobee et le groupe Rictus. Cette collaboration me tient
à l’écoute des exigences du plateau, loin de toute vision centrale et sacralisante du texte (Textes Jetés). J’aime habiter mon époque pour peu qu’elle m’autorise à
dire et faire tout et n’importe quoi. Je revendique plutôt une démarche « plasticienne », par le relevé, l'inventaire de choses et d'idées, de lieux communs
parfois (souvent même), grâce aussi au prélèvement (sampling) des réflexions, gestes, tics, idées reçues, pensée en cours, informations qui composent notre quotidien… Loin de
vouloir servir telles ou telles thèses politiques ou esthétiques, j’entends montrer comment elles s’énoncent, quitte à assumer toutes les contradictions. Je mets un point
d'honneur à traiter des problèmes contemporains, pourvu qu'ils brûlent. Je ne pense ni pour ni contre les formes d'écriture habituelles au théâtre, je pense sans. Je n’hésite
donc pas à utiliser un matériau langagier brut, divers, voire trivial, à puiser aussi bien dans la publicité, le journalisme grand public, la vulgate politico-économique… et
avec ça toujours proche de l’acteur, jamais a priori, mais toujours pour du vivant, du présent.
Et puis aussi… phénomène tout récent, je fais aussi moi-même la lecture de mes textes… Coaché par David Bobee et accompagné de Yohann Alex (présence-etmusique), j’ai lu tout
dernièrement pour le festival Actoral (n°6), à l’invitation d’Hubert Colas, un de mes tous derniers textes, Nos Enfants nous font peur quand on les croise dans la
rue.
J’ai aussi écrit plus récemment Petit Frère, et Warm, deux textes créés par David Bobee aux Subsistances à Lyon.
Et j’achève enfin, tout juste maintenant, un solo pour le chorégraphe Xavier Lot (cie Ulal Dto), intitulé Aïe… Pépito, création au Théâtre des trois vallées à
Palaiseau et pour le festival « Concordance » à l’Echangeur de Bagnolet.
Publications
- Aux Editions Les Solitaires Intempestifs : Res/Persona (2004). Fées (2005). Cannibales (2006). Nos enfants nous font peur quand ont les croise dans la rue (2009)
- Autres :
Textes manifestes in « Chais », éd. La Nuit Myrtide, Lille, 2006.
Publications dans plusieurs revues dont Théâtre/Public (n°184) et Mouvement (n°44 et 46)
Cannibales est traduit en Bulgare et en Portugais.
Fées est traduit en Espagnol, sa traduction anglaise est en cours.
Bourses
Aide à la création, ministère de la Culture (DMDTS), pour Res/Persona (2003)
Aide à la création, ministère de la Culture (DMDTS), pour Fées (2004).
Bourse d’encouragement, Centre National du Livre (2005).
Aide à la création, Centre National du Théâtre, pour Cannibales (2007).
Commande aux auteurs de la DMDTS pour le Théâtre des Bernardines, Marseille (2007).