Metteur en scène – Codirecteur du TNT – Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées Né en 1962, Laurent Pelly crée en 1980 la compagnie Le Pélican, avec laquelle il met en scène Si jamais j’te pince de Labiche, Le Dîner bourgeois de Monnier, ou En cas de pluie de Philippe Beglia, tout en travaillant avec d’autres institutions ( Chat en poche de Feydeau et Tartuffe au CDN Nord Pas-de-Calais, en 1986).
Codirecteur de la compagnie avec Agathe Mélinand à partir de 1989, il crée de nombreux spectacles : Dernière Conquête - Itinéraire harmonique d’un trio las (à l’Opéra-Comique et en tournée), Quel amour d’enfant ! de la Comtesse de Ségur, Comment ça va ? Au secours ! de Maïakovski, Comment j’ai écrit certains de mes livres de Raymond Roussel ou La Famille Fenouillard.
En 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française, Laurent Pelly met en scène Madame Angot de Maillot, qu’il reprend ensuite, dans une deuxième version, au Théâtre national de Chaillot, théâtre avec lequel il collabore à plusieurs reprises ( Eva Perón de Copi et Un Coeur sous une soutane - Tentative de commémoration, spectacle sur Rimbaud).
En 1994, il réalise Talking Heads d’Alan Bennett au Théâtre Paris-Villette, et est nommé metteur en scène associé au Cargo/Centre dramatique national des Alpes (CDNA). Parmi ses spectacles les plus marquants : L’Heureux Stratagème de Marivaux, Loretta Strong de Copi, La Baye de Philippe Adrien et La Danse de mort de Strindberg. Ailleurs, il travaille sur Peines d’amour perdues de Shakespeare (Odéon-Théâtre de l’Europe) ou à la Cité de la musique pour Souingue, qui tournera jusqu’en 1999.
1997 est une année charnière : nommé directeur du CDNA, Laurent Pelly met en scène Des Héros et des Dieux - Hymnes homériques au Festival d’Avignon, avant d’aborder l’opéra avec Orphée aux Enfers à Genève et à Lyon, dirigé par Marc Minkowski.
En 1998, il revient en Avignon pour Vie et Mort du Roi Jean de Shakespeare, dans la cour d’honneur, puis, en 1999, il renoue avec l’univers lyrique avec Platée de Rameau au Palais Garnier, toujours avec Marc Minkowski. Dans l’intervalle, il propose, au Cargo de Grenoble, Et Vian ! En avant la zique !, spectacle conçu avec Agathe Mélinand, repris à la Grande Halle de la Villette en 1999.
À l’automne 2000, il met en scène La Belle Hélène d’Offenbach au Théâtre du Châtelet (reprise en 2001, 2003 et 2006 à l'English National Opera) avec Marc Minkowski qu’il retrouve à Lausanne pour Les Contes d’Hoffmann en 2003, à l’Opéra national de Lyon et à Zurich pour Les Boréades de Rameau au printemps 2004 et au Châtelet pour La Grande Duchesse de Gerolstein en automne 2004. Il participe également à la production des Sept Péchés Capitaux de Weill au Palais Garnier (2001, reprise en janvier 2005), et met en scène La Périchole à l’Opéra de Marseille (2002), L’Heure espagnole et Gianni Schicchi au Japon (2003, avec Seiji Ozawa à la baguette, production reprise au Palais Garnier en 2004) et Ariane à Naxos à l’Opéra de Paris (novembre 2003, reprise en 2004 à l’Opéra Bastille).
Parallèlement, il poursuit son activité au CDNA : Le Voyage de Monsieur Perrichon de Labiche, Le Roi nu de Schwartz et Foi, Amour, Espérance d’Horvath.
En 2005, il met en scène Le Roi malgré lui à l'Opéra de Lyon et L’Amour des trois oranges à l'Opéra d'Amsterdam.
En 2005/2006, outre une mise en scène du Songe de Strindberg et d' Alice au pays des Merveilles de Carroll au CDNA, il met en scène Trois Opéras en un acte d’Offenbach pour l’Opéra de Lyon, L'Élixir d'Amour de Donizetti à l'Opéra-Bastille et Cendrillon de Massenet à Santa Fé.
L’année suivante, il met en scène Une visite inopportune de Copi et Les Malices de Plick et Plock au CDNA. Il crée La Fille du régiment de Donizetti au Covent Garden de Londres et La Finta semplice de Mozart au Theater an der Wien.
Il vient de mettre en scène La Vie Parisienne d’Offenbach à l’Opéra de Lyon (décembre-janvier 2008).