“Jean-Louis Bauer est un vrai poète, bien qu'il en ait l'air” écrivait de lui Roger Blin lorsqu'il a mis en scène m'appelle Isabelle Langrenier en 1977.
Jean-Louis Bauer a commencé par jouer la comédie avec Daniel Benoin et Stuard Seide, puis il s'est mis à écrire pour vivre dans sa tête des lambeaux d'amour qu'il n'arrivait
pas à construire dans sa vie.
Mais quand l'amour s'est noué, il s'est mis à écrire pour conjurer le mauvais sort ; que les histoires horribles se déroulent sur scène et non dans sa vie.
Puis il a grandi, les enfants sont venus et il s'est mis à écrire dans l'espoir de transmettre des émotions rares.
Et comme les émotions rares ne sont pas recherchées par tout le monde, tout s'est effondré…
Voyant déjà s'écrire en toutes lettres le mot “has been” dans les yeux de ses contemporains, il a alors cherché à rebondir en décalquant ces émotions rares sur la rumeur du
temps.
Une vie de château (publié chez Fayard, co-écrit avec Michel Couvelard) s'intéresse au pouvoir politique, et Le Roman d'un trader s'empare de la crise
financière.
En plus de son travail personnel, il a le goût du dialogue dans l'écriture, et le goût de la rencontre dans la vie.
C'est pourquoi il apprécie d'écrire, quand l'occasion se présente, aussi bien pour les marionnettes que pour le théâtre de rue, la musique, le cinéma ou le cirque.
C'est ainsi qu'entre autres travaux, il écrit depuis 18 ans des livrets pour le compositeur franco-polonais Piotr Moss. Et quand il regarde derrière lui, il se souvient avoir
écrit entre autres pour Jean-Luc Boutté, Geneviève Casile, Pierre Santini, Laurent Terzieff…
Prix SACD Nouveau talent théâtre, lauréat Beaumarchais, Prix CIC Théâtre, lauréat Associations du Théâtre Populaire, Résident à la chartreuse, Lauréat Centre National des
Lettres.
Ex enseignant Paris 1 Sorbonne, ENSATT, Ecole nationale de théâtre à Montréal, Université du Liban, Sweet Briar College, (University of Virginie).
Enseignant aux conservatoires municipaux du 6ème et du 13ème arrondissement de Paris.