Au début des années 80, Claude Viala, formée à l’école Jacques Lecoq, y rencontre Serge Martin alors et intègre sa compagnie. En 1988, elle fonde avec Hervé Laudière la
Compagnie aberration mentalis. Ils s’installent dans une ancienne ébénisterie du 20ème arrondissement qui devient l’Atelier Théâtre des Orteaux. Elle y met notamment en scène
quatre pièces de Jean-Claude Grumberg en 1994 et 1995, Croisades de Michel Azama en 1997, Mistero Buffo de Dario Fo en 1998 et L’Oiseau vert de
Carlo Gozzi en 1999.
Depuis L’Engrenage, spectacle créé en 2001, adaptation d’une nouvelle de Tolstoï, Claude Viala axe son travail sur le « récit-théâtre ».
La matière principale n’est plus une pièce déjà écrite mais une fable : Combien faut-il de terre à un homme ? de Léon Tolstoï, une correspondance : Lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo, un récit : L’Espèce humaine de Robert Antelme qui permettent de faire partager au public des préoccupations actuelles, en cherchant, pour chaque spectacle, l’expression la plus adaptée au contenu.
Comédienne au théâtre elle interprète entre autres Nastassia Philippovna dans L‘Idiot de Dostoïevsky, Lucile Desmoulin dans La Mort de Danton de Büchner, Marie dans Woyzeck de Brecht, Ismène dans Antigone et Monique dans La Cuisine de Wesker sous la direction de Serge Martin, Christian Dente, Jean Maisonnave.
Au cinéma, elle joue sous la direction de Dominique Boccarossa dans Stabat Mater (2002), Bleu, le ciel (2003) et La Vie nue (2004)