Toute son œuvre, il l'a écrite en six ans, entre l'âge de quinze et de vingt ans. Mallarmé évoquera “ce passant considérable”, “éclat lui, d'un météore, allumé sans motif
autre que sa présence, issu seul et s'éteignant”. À 16 ans, Rimbaud commet sa première fugue. L'année suivante, en 1871, lors d'une nouvelle escapade, il fait la connaissance
à Paris de Paul Verlaine à qui il avait envoyé ses poèmes. En octobre 1871, lors du premier dîner des parnassiens, au quel il est convié, il fait la lecture de son Bateau
ivre. Le “nourrisson des muses” fascine, enchante et soulève l'enthousiasme de la communauté des poètes parisiens. A l'âge de vingt ans, Rimbaud, qui a publié deux ans
auparavant Une saison en enfer, dit “Adieu” à la poésie. L'Homme aux Semelles de Vent, comme l'appellera Verlaine, multiplie les voyages, les errances, et part chercher une
improbable fortune en Abyssinie. Lorsqu'il meurt, atteint d'une tumeur cancéreuse au genou, en 1891, à l'âge de trente-sept ans, il semble avoir oublié qu'il est l'un des plus
grands poètes français de tous les temps.
Bibliographie :
Une saison en enfer (1873)
Illuminations (1873-1875)
Reliquaire (1891)
Poésies (1895)
Lettres, Égypte, Arabie, Éthiopie (1899)
Œuvres, vers et proses (1912)
Les Mains de Jeanne-Marie (1872)
Stupra (1923)
Un Cœur sous une soutane (1870)
Lettres de la vie littéraire (1870-1875)
Vers de collège (1932)
Album zutique (1872)
Voyelles, Oraison du soir, Les Assis,
Les Effarés, Les Chercheuses de poux,
Bateau ivre, Premières communions (1884)