Né en 1931, il vit dans une maison indépendante au centre hospitalier Georges Daumezon à Fleury-Les-Aubrais (banlieue d'Orléans). Depuis plus de quarante ans, il y construit
ses fusils, ses engins spaciaux, ses animaux fantastiques faits de matériaux de récupération (vieux tuyaux, ficelles, cartouches, boîtes, ampoules, tubes électriques, tissus,
plastiques, qu'il assemble avec des clous, du scotch et du fil de fer...). Il appartient à la "constellation de l'art Brut", dont les oeuvres ont très tôt intégré les
collections rassemblées par Jean Dubuffet. Il figure parmi les derniers artistes vivants découverts par le peintre. André Robillard vit entouré d'animaux et de ses créations
dont une partie se trouve dans la Collection de l'Art Brut de Lausanne ou encore dans les collections de l'Aracine et de l'abcd (Art Brut Connaissance et Diffusion).
Son quotidien et son espace de vie entretiennent un rapport de perméabilité avec ses créations ; tout autour de lui est empilement, collections de masques et
d'animaux en tous genres, de matériaux soigneusement conservés et de photos polaroïd constituant un espace imaginaire en équilibre instable, d'où émanent presque naturellement
ses constructions et dessins d'animaux ou d'engins galactiques. Il est en outre un musicien autodidacte : il pratique l'accordéon accompagné d'un plain-chant ou d'un
râle, à la fois guttural et curieusement mélodieux et joue de l'harmonica. Il se révèle également être un étonnant inventeur de langues et de dialectes...