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Dieudonné Niangouna

Congo, (République démocratique du)

Biographie

En 1997, au coeur de la bêtise humaine qui brûlait leur pays, deux frères de sang, de nom et de scène : Dieudonné et Criss Niangouna inventent une pratique de jeu théâtral, une forme de résistance, qu'ils baptisent «le big ! boum ! bâh !» ? ce dernier aura pour principe de faire un jeu qui commence mine de rien, comme au détour des trois coups du théâtre, finit par prendre de l'ampleur rapidement et accentue son rythme jusqu'à l'explosion. Après l'explosion vient le silence brutal. Un blanc. Un minute hors théâtre, hors jeu, mais jeu contre jeu quand même. Puis le principe recommence à zéro. Notons : chaque fois que le système recommence, la scène suivante ne doit rien avoir en commun avec la scène précédente. Ce qui fait une perpétuelle recréation du jeu dans un même théâtre.
Disons-nous aujourd'hui le «big ! boum ! bâh !» a donné naissance à la compagnie Les Bruits de la Rue.

Dieudonné Niangouna, auteur d'une force expressive impressionnante, a grandi au rythme des guerres qui ont ébranlé son pays tout au long des années 90. Son théâtre naît et vit dans les rues, en dehors des théâtres détruits par la guerre, inventant un nouveau langage, provocant, explosif er dévastant.

Comédien, auteur et metteur en scène, Dieudonné Niangouna se consacre au théâtre dans les années 90 avec les compagnies de Brazzaville : la compagnie Salaka, la compagnie Deso et le théâtre d'art africain. Il joue entre autres dans «Le Revizor» de Nicolas Gogol, «L'exception et la règle» de Berthold Brecht mis en scène par C. Baloukou, «La liberté des autres» de Caya Mackhélé.

En 1997, avec son frère Criss, il créé la compagnie Les Bruits de la rue dont il signe les textes et mises en scène : «La Colère d'Afrique», «Bye-Bye» et «Carré Blanc» joué en Afrique et en France (aux Francophonies en Limousin en 2002.)

Depuis plusieurs années, il collabore aux Carnets Sud/Nord de Jean-Paul Delore («Affaires étrangères» , «Un Grand silence prochain»).