C’est-à-dire qu’il y a de la musique (un grand orchestre de 5 musiciens avec leurs instruments) et beaucoup de monde sur scène. Du monde qui chante, qui danse, qui joue la comédie. Luigi Prizzoti, c’est Edouard Baer.
Qui est-il ?
D’où vient-il ?
Pourquoi ce nom italien ?
En 1h30 de folie, une succession de tableaux joués, chantés, mimés ou pourquoi pas jonglés par Edouard et toute une troupe très hétéroclite, nous allons tenter de répondre à ces questions et raconter le destin extraordinaire d’un homme méconnu et génial.
Apparenté à mille formes de spectacles entre « Ziegfield folies », « Branquignoles » et « Muppet-show » en chair et en os, entre le cirque moderne, la comédie musicale et le théâtre.
La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti, c’est aussi une vraie troupe folle et chaleureuse (si, si) sur scène.
Le narrateur nous invite à écouter les mémoires réels et supposés, les mémoires authentiquement suspects d’un certain Luigi Prizzoti, jeune homme affable quoique lunaire, rêvant d’embrasser la carrière de comédien.
Tout au long du spectacle, suivant la chronologie qui mène de l’enfance à la fin de la vie, Luigi Prizzoti, alias Edouard Baer, croisera ses parents, ses amours. _ On apprendra comment il naquit, comment, devenant lui-même enclin à ne pas sortir de son lit et à s’y remettre dès que possible, de nombreux défauts et divers complexes, une vie sentimentale improbable voire inénarrable et des amis souvent trop débordants.
Ainsi, dans La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti, l’on découvrira que lorsqu’on est enfant et qu’on appelle L’oiseau bleu, il entonne des chansons mélancolico-burlesques, que la mort n’arrive qu’entourée de sublimes danseuses, qu’un décor peut refuser de suivre un personnage si celui-ci n’est pas sympathique, et qu’il n’est pas impossible de faire un oneman-show avec vingt-cinq comédiens, chanteurs, danseuses – c’est plus difficile, certes, surtout lorsqu’on y ajoute un ensemble en vrac et costume trois pièces.
Tout se passera comme si nous étions invités dans le rêve d’Edouard Baer, un rêve qui se passerait dans un cirque, un cirque qui serait déguisé.