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Présentation

Pourquoi un tel projet ?

Qui sont ces enfants qui se révèlent être des miroirs déformants de notre réalité et de nos impuissances ?
Il faut prendre le temps de nous arrêter, de parler d’eux et de nous de la manière la plus intime et la plus sincère, c’est-à-dire à travers la parole des poètes. Vivre une tranche de nos vies, de nos interrogations, de nos douleurs et de nos révoltes.

Aucune recherche de réponse ou de morale : simplement plonger dans ces univers en espérant en ressortir plus serein… pour dialoguer

  • Huit ans de Börje Lindström
  • Un garçon impossible de Petter S. Rosenlund
  • Dissonances de Michel Azama

Trois textes

Trois textes associés pour la première fois posent la question.
Trois poètes pour s’arrêter sur le monde vu par les enfants,
sur les enfants vus par les parents et inversement,
sur les actes de violence " incompréhensibles ",
sur ces adultes pas assez présents ou trop présents,
sur la responsabilité face aux enfants…

Tous ces enfants, quel que soit leur destin agissent et modifient le cours des choses. Ils construisent le monde.
Alors que leur laissons-nous ?

Richard Leteurtre


Dissonances un spectacle hors les murs

Autour de la question posée par les deux textes, Huit ans et Un garçon impossible, m’est venu le désir d’une intervention plus souple, plus directe et susceptible de provoquer la discussion. Je souhaitais aussi la présence d’un auteur contemporain français pour parler d’aujourd’hui, des enfants, des ados, des adultes, de leur relation et de leur perception du monde.
En "passant commande", je recherchais la surprise, des propositions inattendues, bref, un début de dialogue artistique et thématique. De forme légère, ce spectacle est en même temps "un outil" pour introduire la question qui se poursuivra au théâtre avec les deux autres oeuvres.

Le texte

Il se compose de plusieurs monologues de quelques minutes. Chacun d’eux est autonome, et exprime la parole intime d’un personnage distinct ; il y a donc autant de personnages que de monologues. Mis bout à bout, ils forment une image éclatée de ce regard porté sur nous-mêmes. _ Pour exemple, la confession d’un enfant qui a volé un jeu vidéo et s’est fait attraper, un autre qui vit et fait vivre un enfer à sa mère à propos du rangement de sa chambre, une mère qui se rend la vie insupportable ainsi qu’à son enfant, obsédée par ses rollers, etc…
Des micro-évènements, des peurs et des angoisses, des actes irrémédiables au coin du bois.

Tous ces textes sont donnés par un seul acteur. Il a au sens propre et au figuré les cartes en main.
Une carte, un personnage. Une carte pour un spectateur qui devient son point d’appui. Un public restreint (une cinquantaine de personnes) est témoins de ces paroles-là. Le spectacle, de longueur variable, s’adapte aux lieux (salles de cours, bibliothèques, bar du théâtre, etc…).
A l’issue de chaque représentation, une discussion peut s’engager entre l’acteur et les spectateurs. Pas de décor. Pas de modification spectaculaire d’un personnage à l’autre. Seul un profond travail d’intériorité pour qu’imperceptiblement chacun des personnages puisse être identifié.

Richard Leteurtre